Samedi 21 février 2009
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Le terme piraterie, désigne dans son sens commun une forme de banditisme pratiquée sur mer contre un navire, son
équipage et sa cargaison. La piraterie existait déjà dans l'Antiquité, toutes les civilisations anciennes ayant possédé une marine ont subi des actes de piraterie.
(Jules César dût lui-même affronter la piraterie. Lors d'un voyage vers l'Orient, il fut capturé en Asie Mineure, il fut libéré contre une rançon).
Mais alors pourquoi des actes de pirateries existent-ils toujours dans nos mers et océans et quelles sont les moyens utilisés pour lutter contre ceux-ci? Dans cet article nous parlerons plus
précisément de la piraterie dans le Golfe d’Aden qui fait la une de l’actualité.
Dans une première partie nous verrons quelles sont les conditions qui favorisent la piraterie et dans une seconde
partie nous verrons quelques exemples d’interventions de la Marine Nationale.
De nos jours la piraterie se déroule dans quatre secteurs principaux du globe :
Le Golfe d’Aden correspond en fait à l'extrémité est du continent Africain où se situe la Somalie. C’est dans ce pays qu’ont été recensés de nombreux actes de pirateries, et ce
pour plusieurs raisons :
-tout d’abord la Somalie a subi de nombreuses guerres civiles qui ont affaibli à la fois le pays mais aussi une population
déjà pauvre. En outre ce pays ne profite pas d’un gouvernement stable ce qui l’affaiblit d’autant plus.
-la Somalie possède un taux de chômage élevé et une population plutôt pauvre.
-Elle dispose aussi d’une côte maritime importante : 3 025 km et 200 milles nautiques d'eaux
territoriales : cette vaste étendue d’eau est donc très difficile à surveiller pour les autorités somaliennes.
-Pour terminer, la Somalie se situe sur une voie de commerce maritime très importante : cette zone voit défiler
l'essentiel du trafic entre l'Extrême-Orient,
et l'Europe passant entre la corne de l'Afrique et la péninsule arabique.
Cette situation a favorisé l'augmentation de la piraterie autour de la Somalie et près des côtes du Yémen. Les pirates Somaliens ont, selon le ministre kenyan des Affaires
étrangères, obtenu environ 150 millions de dollars de rançons
en 2008. Le gouvernement fédéral de transition a tenté de combattre la piraterie notamment en
autorisant les navires militaires étrangers à intervenir dans les eaux somaliennes au cas par cas ; mais devant cette situation, le conseil de sécurité des Nations unies a
adopté, le 2 juin 2008, la résolution autorisant les
navires militaires des États agréés par le gouvernement Somalien à pourchasser les pirates dans les eaux territoriales Somaliennes.
Voici donc quelques exemples d’intervention de la Marine Nationale dans le Golfe d’Aden.
Voici donc quelques exemples d’interventions de la Marine Nationale Française dans le Golfe d’Aden :
L'aviso Premier Maître l'Her, en patrouille dans l'est du golfe d'Aden, répond par deux fois à des appels de détresse en
provenance du cargo S. Vénus. Une première fois dans la matinée, mais les pirates parviennent à prendre la fuite avant l'arrivée du navire français. Ils font une nouvelle tentative de prise du
cargo dans l'après-midi, mais sont cette fois interceptés par l'armée française. "L'aviso a repéré deux embarcations légères à proximité, désignées par l'équipage du cargo comme étant les
‘skiffs' d'assaut des pirates", explique le capitaine du navire Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major. Le L'Her, qui fait également partie du programme anti-piraterie européen
Atalante, est parvenu à stopper ces embarcations, dans lesquelles se trouvaient huit Somaliens armés de fusils d'assaut kalachnikov, de munitions, d'un lance-roquette, d'un grappin et de deux
échelles d'abordage.
De novembre à février, les avisos Commandant Ducuing et Premier Maître l'Her s'étaient relayés pour assurer la protection
de six convois
Un pétrolier sous protection de la marine
dans le golfe d'Aden.
Somalie : convoi sous protection militaire
Un pirate tué, six autres capturés et deux otages libérés. C'est le bilan de l'assaut lancé par les commandos marine sur
le Carré d'As, un voilier détourné au large de la Somalie. C'est le 15 septembre 2008, à 21 heures, que Nicolas Sarkozy a donné l'ordre aux forces armées de libérer les deux Français retenus
depuis le début du mois par des pirates. Le voilier qu'ils convoyaient avait été détourné dans le golfe d'Aden le 2 septembre. L'intervention a été menée par une trentaine d'hommes des commandos
marine à partir de la frégate Courbet. Le Carré d'As faisait alors route vers la localité d'Eyl, un repère de pirates situé dans la province semi-autonome du Puntland (nord-est de la Somalie).
C'est là que plusieurs navires et équipages sont déjà retenus en otage. Au cours de l'opération, un pirate a été tué et six autres faits prisonniers. Transférés sur le Courbet, ils devraient être
déférés devant la justice française. Ils pourront éventuellement retourner en Somalie, si le gouvernement a la certitude qu'ils purgeront leurs peines après leur départ de France. Les otages sont
sains et saufs et les forces spéciales n'ont pas enregistré de blessé.
Des militaires français ont arrêté des pirates somaliens après avoir déjoué leur attaque contre un cargo battant pavillon du Panama, le
1er janvier 2008 dans l'est du golfe d'Aden en Somalie.
Pour conclure, on peut affirmer que la Marine Nationale mène une action indispensable contre les actes de piraterie ayant lieu dans le Golfe
d’Aden. Les nombreuses missions de surveillance des eaux et les missions d’accompagnement de cargos ont permis de déjouer de nombreuses attaques éclairs, menées par des pirates munis
d’embarcations légères et rapides commandées par des pirates de mieux en mieux armés. Cependant, les actes de piraterie sont sans cesse en augmentation et les océans sont si vastes qu’ils
ne peuvent être sous surveillance permanente. Mais la Marine Nationale joue tout de même un rôle très important dans la protection des océans du monde entier et permet des échanges
commerciaux plus sûrs ainsi la protection de nombreux civils et marins.
Marine Castino et Romain Camas